Notes et courrier

6 novembre 2002

Plusieurs questions nous ont été posées sur les logiciels utilisables pour les exercices de création :

* soit pour celles comportant une création "artistique".

* soit pour les questions comportant de la programmation;

En ce qui concerne les logiciels de création (PAO, HTML).

Notre souci en évoquant des "préférences" était de cibler un type deproduction où tous les clubs pourraient travailler, autant que faire se peut, à égalité de moyens matériels ; bien entendu, si le club utilise un logiciel pro, comme le XPress de Quark, il faut l'utiliser ! Mais, s'il ne dispose que d'un logiciel grand public, ce ne doit pas être un handicap.

Nous rappelons que nous avons demandé à disposer des ressources afin que le jury puisse rentrer un peu plus dans la démarche de conception qu'avec uniquement la maquette.

En ce qui concerne les logiciels de programmation.

Notre volonté était de ne mettre aucune limite ; mais la réalité nous impose quelques contraintes. D'une part, nous ne disposons comme la majorité des clubs que de PC pas très récents, fonctionnant sous DOS/Windows ; notre accès à Linux sur PC ou au monde Mac est restreint. D'autre part, du point de vue des logiciels, nos resources sont modestes, comme la plupart des clubs... Aussi, si on pouvait se limiter aux avatars du Basic, du Pascal ou du C, cela nous paraîtrait raisonnable.

Il y a par ailleurs une autre contrainte, liée aux questions posées : les langages traditionnels non compilés sont suffisants pour toutes les questions sauf celle sur les pentaminos. L'interface graphique (type Windows) n'est jamais requise. Utilisez QBasic si vous en avez l'habitude ; c'est tout a fait suffisant pour la simulation ou l'exercice graphique (la définition de 640x480 est satisfaisante) ; mais compilez-le (par exemple en Quick Basic) si vous voulez aborder la question qui demande un peu de pep !

Nous rappelons que les questions comportant de la programmation seront examinés d'abord sur le source ; nous ne saurions insister sur le fait qu'il doit être documenté (soit en interne, soit par fichier texte joint).

 

 

 

 

Partie 1 : régionalisme

section 1.

1. La section consacrée à la cuisine régionale ne contient pas de piège ; mais les questions posées demandent une documentation diversifiée (dictionnaires, encyclopédies, revues, sites Internet spécialisés). La recherche de la précision dans les réponses sera un critère important d’appréciation.

2. Pour les questions à référence botanique, afin d’éviter les problèmes liés aux dénomintions locales, donner le nom savant de la plante (référence double, en latin, par exemple carum petroselinum pour le persil commun).

3. Pour les animaux d’élevage traditionnel à Licques, il existe au moins trois appellations populaires qui leur sont liées ; précisez-en l’usage.

4. Pour les fromages, au moins cinq références !

section 2.

1. Pour la question 1.2.1. il faut rappeler les références bibliques (livres, chapitres, versets) ; pour les saints, donner leur caractéristique essentielle.

2. rurbanisation : phénomène social qui est né avec la démocratisation de l’automobile et de la construction individuelle ; les travailleurs des villes vont s’installer dans les zones rurales périphériques dont les activités agricoles et para agricoles occupent de moins en moins de monde, et y deviennent les principaux moteurs de l’entretien et du renouvellement des biens et activités (parc immobilier, entretien de l’environnement, organisation de la vie sociale). Les équilibres sociologiques classiques de ces zones se transforment profondément sous l’influence des nouveaux arrivants ; la vie associative participe fortement à la recréation d’un nouveau tissu humain réunissant des gens d’origine et de fonctions fort diverses.

section 3.

1. Pour la première question, le nom demandé n’a pas une orthographe bien fixée. Il en sera tenu compte.

2. Pour toutes les références biographiques, on attend au minimum le nom, le prénom, les dates de naissance et de mort.

3. ... quelques œuvres : les questions seront validées à partir de trois citations !

4. En ce qui concerne la dernière question, la limitation à la région Nord-Pas-de-Calais est stricte.

Partie 2 : cryptographie

1. pages lexicales : les pages qui se rapportent au lexique de la langue française ; elles ne comportent pas d’entrées de noms propres ; les mots sont en minuscules éventuellement accentuées.

2. La documentation sur les méthodes de cryptographie foisonnent sur le NET. Cependant, nous mettons en garde, en ce qui concerne le cassage du code de Vigenère : celui-ci est devenu un exercice universitaire classique, mais qui n’est valide que si les conditions suivantes sont réunies : clef courte (5 lettres), alphabet restreint (30 caractères), langue du texte connue, texte suffisamment long (plusieurs milliers de caractères / d’autant plus long que la clef est longue).

Un petit livre de poche très accessible, bien documenté sur les systèmes de codage, plus précis que la majorité des textes du Net, mérite d’appartenir à la documentation des clubs :

HISTOIRE DES CODES SECRETS
Auteur : S. SINGH ; Editeur : Le livre de poche
Prix éditeur : 6,75 euros / 44,28 FRF (pas de ristourne pour le club !)

3. L’année du dictionnaire est précisée car la disposition change à chaque édition, et le mot clef retenu n’a plus sa place en première entrée dans l’édition 2003 (nous l'avons vérifié).

Partie 3 : algorithmique

1. L'écriture des algorithmes a une codification variable. L'important est d'être parfaitement clair sur ce qui est décrit, en se limitant aux structures théoriques de base : l'affectation (notée classiquement ß), l'évaluation booléenne (connecteurs Et, Ou, égale [noté =], inférieur ou égal noté [=<] …), la conditionnelle, les répétitions…

On ne met qu'une instruction élémentaire par ligne ; dans chaque cas où l'écriture sur une ligne physique est impossible, le symbole à indique que la ligne réelle se prolonge sur la ligne physique qui suit.

Dans une réalisation algorithmique, les évaluations booléennes sont toujours complètes. Si les bornes d'un tableau sont précisées, les valeurs d'indice doivent impérativement être dans l'intervalle requis.

2. Il est d'usage de nommer les procédures et de les appeler par leur nom (il n'y a pas de "GOSUB 235" comme dans le vieux BASIC). Le passage de paramètres peut se faire selon deux processus : par valeur et par référence. Dans le passage par valeur, le paramètre est une variable locale initialisée (par une expression évaluée) lors de l'appel de la procédure ; dans le passage par référence, le paramètre désigne par un autre identificateur, dans le champ de la procédure, la variable qui a été utilisée lors de l'appel. Le passage par référence est aussi appelé passage par variable (Pascal) ou par adresse.

3. Pour ceux qui préféreraient, un programme source en Pascal est présent sur le disque ainsi que sa version compilée (version wincrt, c'est-à-dire qu’une fenêtre Windows accueillent un programme écrit sous DOS, évitant l’appel à des procédures de l’interface graphique) ; il s'agit de ALGO.PAS (resp. ALGO.EXE).

4. La grille existe sur le site d'accompagnement sous forme d'un fichier Windows Meta File : GRILLE.WMF .

Partie 4 : Monte -Carlo.

1. On attend des challengers "le programme" permettant d’obtenir les valeurs demandées, mais aussi ses sources ; en cas de réalisation sous tableur, fournir la feuille de calcul et le listing des macros (et les références précises de la version du tableur).

2. Il est demandé, comme dans tout le reste du challenge, de ne pas utiliser de logiciels spécialisés (grapheurs, solveurs etc…), qui ne sont pas des logiciels utilisés en club.

3. Si vous avez une solution mathématique, nous serons heureux de la comparer à la nôtre. Celle-ci est assez simple ; elle ne requiert que des connaissances de base en probabilités (équiprobabilité ; probabilité conditionnelle). Aucune technique habituelle au calcul de probabilité (arrangements, combinaisons, permutation…) n’est requise. La seule intervention des maths élémentaires est l’approximation d’une somme d’inverses de nombres consécutifs par une expression logarithmique, et la recherche de son maximum, méthode qui est commune à tous les enseignements de classes terminales. L'étude mathématique est hors challenge.

Partie 5 : P.A.O.

1. réderie : en picard, fantaisie, activité peu banale.

2. Nous imposons de fournir un tirage, sur papier qualité graphique une face, qui sera la référence pour la notation ; il serait néanmoins intéressant d’y ajouter un exemplaire « en vraie grandeur » (biface) des deux documents.

3. Il faut fournir les fichiers et documents constitutifs. Une grande liberté est laissée sur les formats ; nous demandons cependant pour les fichiers bitmap de ne pas utiliser de formats trop exotiques (JPEG, TIF, BMP recommandés) ; pour les fichiers vectoriels, de préférer les formats Windows et Adobe ; pour le ou les fichier(s) de textes mis en forme, de donner une sauvegarde en Rich Text Format (RTF). Pour les logiciels, nos préférences (et nos limites) vont à Word 6, Star Office, Publisher, PageMaker et InDesign.

Partie 6 : courbes.

1. Pour ceux qui ont la fibre mathématicienne, le problème du chien peut se représenter mathématiquement comme la résolution graphique approchée d’un système différentiel du premier ordre.

2. Il n’y a pas besoin de se référer aux systèmes différentiels pour réaliser le travail demandé. Le graphique ci-dessous est par contre plus intéressant.


* A : point de départ

* le point M (cycliste) :
coordonnées X et Y

X = R cos (w t)
Y = R sin (w t)

* C (chien) :
coordonnées x et y

*    (vecteur vitesse du
chien), coordonnées x’ et y’

*  Au départ, a pour
coordonnées 0 et v
(vitesse du chien)

 

3. Toute explication sur les procédés mis en œuvre, toute remarque sur la courbe, sur son évolution avec le déroulement du temps sont les bienvenus.

4. La seconde question (Monsieur Iconon) est complètement indépendante de la première et peut donc être traitée indépendamment.

5. Par « temps réel », nous voulons dire que le temps imparti pour réaliser un tour au "curseur" représentant le premier cycliste doit être de l’ordre de 20 secondes, et que l’on attend que la courbe se construise parallèlement, la position actuelle de la plume étant en relation avec le "curseur" du cycliste.

6. Les « curseurs » pourront être assez gros ; mais les lignes, pour des raisons de lisibilité auront une épaisseur de l’ordre du pixel.

Partie 7 : les pentaminos.

1. Couleurs : dans certaines réalisations, les pentaminos sont tous de même couleur. Dans notre présentation, pour des raisons de lisibilité, les pièces ont chacune une couleur spécifique, la même sur chaque face, mais la couleur est unie sur le recto (pentaminos présentés en première illustration), hachurée sur le verso.

2. Comme dans tout exercice de programmation, le choix du logiciel est laissé libre ; il faut fournir le texte des sources, la version compilée, ainsi que les références précises du compilateur. Nous souhaitons que le langage retenu ne soit pas trop particulier pour des utilisateurs de l’informatique de bureau (éviter le Fortran ou le COBOL) ; nos préférences vont aux avatars du BASIC, PASCAL, C, ADA.... Les langages interprétés ne nous paraissent pas adaptés à un problème qui demande une certaine puissance pure.

3. Le problème de recherche systématique présente une certaine difficulté, non pas dans le principe, mais parce qu’une recherche brutale par essais et erreurs conduit à un problème exponentiel, et donc pratiquement infini. Mais un peu d’astuce permet de tourner simplement les difficultés. Pour donner un ordre de grandeur, avec un ordinateur tournant à 350 MHz sous Windows, affichage graphique compris, le temps moyen (avec un écart qui peut être important dans les deux sens) de recherche d’une solution avec notre logiciel (16 bits) n’excède pas 3 secondes (cela dépend de la grille).

partie 8 : carte postale

1. On rappelle que si la question requiert un minimum de compétence technique, la performance n’est pas son objectif. C’est d’abord la qualité artistique du résultat, le ton du traitement, la justesse de l’expression (en relation avec le thème choisi) qui feront l’objet de l’appréciation.

2. Evitez les versions compilées ou compressées (.eml, .chm) qui ne sont pas dans l’esprit du jeu. partie

9 : T.I.C.

1. Mémoire principale. Pour chaque technique, on attend une description du principe (3 lignes maximum), pas des considérations technologiques. Par contre, toute indication sur la descendance de certains procédés sera la bienvenue.

2. UNIX. Les réponses doivent être courtes ; au maximum deux lignes pour chacune des caractérisations.

3. Un ascendant de Java. Il s’agit d’un développement complètement théorisé et qui fut par ailleurs implémenté sur le PC, où il exploitait, avant GEM et Windows, une interface graphique interactive, des fenêtres, la souris, des browsers etc.

4. JavaScript. On attend un commentaire détaillé de la séquence : remarques sur les hiérarchies et les objets utilisés, efficacité et limites des procédés employés....

5. Flux de transmission : Il s’agit évidemment de donner des ordres de grandeur ou mieux, des fourchettes ; de brefs commentaires seront appréciés.